Délégationdu Gard

Et si rien n’était comme Avent ?

Et si rien n'était comme Avent ?

publié en décembre 2018

Un petit jeu de mots, comme un billet doux qu’on ouvrirait chaque matin comme on ouvrirait l’une des fenêtres des calendriers chocolatés qu’on retrouve facilement en cette période ? Oui, et si l’attente précieuse vers Noël nous offrait aujourd’hui d’ouvrir une fenêtre sur nos vies intérieures pour faire une pause avec nous-mêmes autour d’un thème ? « Que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. »

Nous avons bien des occasions de pleurer et de nous lamenter : le monde va mal, les hommes sont remplis d’émotions et d’émois, la planète est malade, l’avenir est sombre, notre vie est pleine de ratés, de déceptions, pauvre en amour, mais riche en trahisons, souffrances, défaillances de santé. Et si nous ouvrions ce jour en nous disant : et si rien n’était comme Avent ?

Car le temps de l’avent nous invite à une conversion. Celle d’accueillir la joie que le divin veut nous offrir chaque matin quand l’Univers s’éveille à nous. Accueillir la joie, pour faire mémoire de ces moments où le souffle chaud et enivrant de la joie nous a enveloppés, nous a soulevés dans un bonheur inoubliable. Quand on s’arrête un peu, on se rend compte que nos vies sont bien souvent habitées de l’extra dans l’ordinaire et que nous nous y arrêtons bien peu souvent pour refaire nos forces. Accueillir la joie, pour ouvrir nos yeux et nos oreilles, pour voir ce que la grisaille veut nous cacher : les gens sont plus beaux que nous ne le croyons. Le monde recèle des merveilles. Dans la routine d’une journée banale, une mélodie du bonheur joue peut-être en sourdine.

Accueillir la joie, pour partir à l’exploration de notre cœur. Le divin y a enfoui un trésor. La joie ne demande qu’à descendre en nous. Au plus profond de notre être, il y a la joie de se savoir connu et aimé par le divin, une force invisible qui nous dépasse et que parfois nous ne savons nommer. Joie de se sentir aimé de quelque chose de plus grand qui nous rend alors capables, à notre tour, d’aimer, de danser, de jouer, de rire, d’avoir un regard bienveillant sur les autres. Accueillir la joie… La joie est un choix. Et si rien n’était plus comme Avent ? Oui, choisir ce temps jusqu’à Noël pour développer en nous toutes les potentialités de la joie que contient un cœur vaste. Avec l’avent est venu le temps de l’insurrection de la joie. C’est par la joie qu’on peut commencer à changer le monde.

Alors, souhaitons-nous que rien ne soit plus comme Avent…

Angélina Lucazeau

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